Le croque-monsieur est-il un sandwich ? Avis rendu.
C'était l'un des dossiers les plus sensibles soumis au Comité depuis sa création. Après dix-huit mois d'auditions, d'expertises et de dégustations contradictoires, la Cellule des Cas Frontaliers rend enfin son avis sur la nature du croque-monsieur.
Les arguments en présence
Les tenants du « oui » invoquent la structure pain–garniture–pain, fondement même de la définition sandwichère. Les tenants du « non » objectent que la cuisson, la béchamel et l'usage de la fourchette éloignent l'objet de la sphère du sandwich pour le rapprocher dangereusement du gratin.
« Tout objet que l'on ne peut consommer d'une seule main dans le métro mérite, au minimum, un examen approfondi. »
L'avis du Comité
Le Comité conclut que le croque-monsieur constitue un sandwich de catégorie spéciale dite « chaude et assiettée ». Il bénéficie à ce titre d'une autorisation de circulation, sous réserve d'être servi avec une fourchette et de ne jamais revendiquer le statut de simple « casse-croûte ».
Le cas du croque-madame, alourdi d'un œuf, fera l'objet d'un avis distinct au cours du prochain exercice.
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